En mars débutaient les auditions au parlement wallon au sujet de l’aéroport de Liège. Mises en place suite à une importante mobilisation citoyenne, elles ont permis de confronter les visons des défenseurs de son développement à celles de ses détracteurs.

Lors d’une première salve, trois experts ont été entendus, Anne-Sophie Evrard (bruit et santé), Pierre Ozer (climat), et Cédric Leterme (économie).

Anne-Sophie Ervard a souligné l’impact négatif, médicalement établi, du bruit des avions sur la santé des riverains. Pierre Ozer a mis en avant la production très importante de CO2 liée à l’aéroport, et la nécessité impérative de la réduire le plus rapidement possible. Enfin, Cédric Leterme a mis en avant le peu de valeur ajoutée de la logistique pour l’économie, et les conditions de travail difficiles de ce secteur.

Lors d’une deuxième salve, le nouveau directeur de l’aéroport a fait preuve d’une certaine transparence et a fourni des infos et chiffres intéressants, notamment sur les investissements réalisés, et sur les conséquences des décisions récentes de Fedex ou des sanctions à l’égard de la Russie.

Le représentant de l’Awex estime quant à lui que « si on veut du développement économique (peu importe lequel ?) il faut en payer le prix », et que la balance commerciale avec la Chine ce n’est pas important, ce qui compte c’est de collecter à Liège les marchandises qui viennent de toute l’Europe pour les envoyer là-bas.

Enfin, la SOWAER affirme défendre l’intérêt général, mais lorsqu’elle affirme que remplacer le village de Fontaine par l’immense hangar de Weerts, c’est « recycler le territoire », ou que le reste de l’Europe, voire du monde, nous envie les mesures « environnementales » mises en place en Wallonie, on peut en douter.

Olivier Bierin a également réagis à l’affirmation selon laquelle il n’y aura pas un m² de plus de béton que ce que prévoit le plan de secteur, ce que l’Avenir a repris dans son compte-rendu : « Ça s’impose, légalement, de respecter le plan de secteur. Mais ça reste de la bétonnisation. Vu le contexte climatique, on pourrait revoir à la baisse le nombre d’hectares concernés. »

 

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